Taïwan interdit les OGM dans les écoles

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Pour faire face à plusieurs scandales sanitaires retentissants, le gouvernement taïwanais entreprend depuis quelques années de modifier sa réglementation en matière de sécurité alimentaire. Les OGM sont au menu de ces nombreuses réformes sur l’étiquetage et les cantines scolaires.

Le 14 décembre 2015, Taïwan a décidé de bannir les produits étiquetés comme contenant des OGM de l’ensemble des cantines scolaires (primaire, collèges et lycées). Une mesure qui doit être mise en œuvre dès le début du prochain semestre scolaire, en février 2016. Cette interdiction s’inscrit dans un contexte plus général de réflexion autour de la sécurité alimentaire. Depuis 2011, plusieurs scandales alimentaires ont en effet conduit les autorités taïwanaises à se pencher sur cette question et à renforcer la réglementation en la matière. Au cœur de ces préoccupations, les OGM sont concernés par plusieurs réformes.
Pas d’OGM pour les écoliers taïwanais

Dès février 2016, il n’y aura plus, en théorie, d’OGM au menu des élèves taïwanais. Cette mesure concerne toutes les matières premières génétiquement modifiées (« genetically modified raw material ») et les ingrédients frais. Il s’agit ici d’interdire les produits qui sont étiquetés comme contenant des OGM (dont le seuil d’étiquetage est fixé à Taïwan à partir de 3%). Les produits issus d’animaux nourris avec des OGM ne sont pas intégrés dans l’interdiction.
En pratique, ce sont tous les aliments à base de soja (tofu, lait de soja…) qui sont concernés. Des produits qui représentent une part importante de l’alimentation des taïwanais.

Le gouvernement justifie cette mesure par les risques sanitaires encourus par les élèves. La présence de résidus de pesticides et d’herbicides est régulièrement mise en évidence dans les produits à base de soja GM. En effet, produits, conditionnés et expédiés selon les normes correspondant à l’alimentation animale, ces produits ne devraient pas, selon le ministère de l’agriculture, se retrouver dans l’alimentation humaine, d’où leur interdiction.

Ce changement dans le menu des écoliers devrait s’accompagner d’une augmentation des prix des repas (estimée à NT$5), que le gouvernement taïwanais compte compenser en augmentant son budget annuel de 7 millions de dollars US.
Le texte ne prévoit pas de sanction en cas de non respect, mais des lignes directrices doivent être publiées d’ici quelques semaines pour aider au mieux les établissements dans la mise en place de ce changement…

Lire la suite de l’article sur www.infogm.org et aussi un autre article paru dans le China Post

1 COMMENT

  1. Ils devraient appliquer cela a tous les produits vendus a Taiwan, pas seulement pour les cantines scolaires. Mais c’est un bon debut.

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