La guerre des taxis contre les VTC se délocalise à Taïwan

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taiwan-wimax-taxiLes taxis de Taipei se mobilisent à leur tour contre les voitures de transport avec chauffeur (VTC) après l’implantation d’Uber dans la capitale taïwanaise. En France, le Sénat a adopté mercredi la proposition de loi Thévenoud, plus contraignante pour les VTC.

Du jamais-vu dans la très libérale capitale taïwanaise. Près de 1200 taxis ont bloqué plusieurs grandes artères de Taipei lors d’une opération escargot, le lundi 7 juillet dernier. Certains chauffeurs sont même allés jusqu’à brûler leur licence officielle devant le ministère des Transports et des Communications. L’objet de leur colère? Les «yellow cabs» ne digèrent pas l’arrivée des voitures de transport avec chauffeur (VTC) sur un marché déjà très concurrentiel. Après Paris, Washington et Berlin, la start-up californienne Uber cristallise ici aussi toutes les rancœurs.

Contrairement à Paris, qui compte environ un taxi pour 400 habitants, il y a en moyenne un taxi pour 90 habitants à Taipei. Un record. Alors que les tarifs réglementés n’ont pas été revalorisés depuis des années, la profession tire aujourd’hui la sonnette d’alarme. Les revenus de certains conducteurs ont fondu après avoir perdu près de 25% de clients en seulement quelques mois.

Pourtant, les revendications des chauffeurs taïwanais n’ont rien à voir avec celles de leurs confrères parisiens qui s’accommodent volontiers de la pénurie de taxis dans la capitale française. Certes, ils veulent que le gouvernement mette fin à cette nouvelle concurrence, qu’ils jugent illégale. Mais demandent dans le même temps un rehaussement de l’âge de départ à la retraite à 70 ans et la possibilité d’être employés par plusieurs compagnies de taxis simultanément. Bref, pouvoir travailler plus longtemps pour gagner plus. Autres pays, autres mœurs.

Créé en 2009, Uber développe une application mobile permettant à ses utilisateurs de réserver des voitures de transport avec chauffeur pour leurs déplacements. Le service utilise la fonction de géolocalisation des smartphones afin de repérer les véhicules à proximité. Les services de cette société valorisée à plus de 17 milliards de dollars, après une gigantesque levée de fonds de 1,2 milliard de dollars le 6 juin dernier, étaient déjà en phase de test à Taipei depuis juin 2013. Mais c’est le lancement de l’offre UberX dans la capitale, début juin 2014, qui a mis le feu aux poudres. Jusqu’ici positionné sur un marché de niche, le transport haut de gamme, le leader mondial des VTC propose désormais à ses clients d’optimiser le coût d’un trajet en optant pour une voiture basique. Le tarif est de surcroît calculé en fonction de la distance parcourue. Comme pour un taxi. La coupe est pleine pour les compagnies locales.

Savoir plus: https://www.uber.com/cities/taipei

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