Racisme à l’école, le professeur la traite de sauvage

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TASAT à Taiwan

En décembre dernier, un professeur d’un collège a traité une de ses élèves de sauvage et lui a dit de retourner en Indonésie. La jeune fille, dont le père est taiwanais et la mère indonésienne, a indiqué avoir déjà été victime de racisme par ce professeur.

D’après l’Immigration Act (入出國及移民法) qui indique que toute personne faisant acte de racisme envers une autre personne du fait de sa nationalité, la couleur de sa peau, son ethnicité, sa classe sociale ou lieu de naissance, peut être condamnée à une amende de 30,000NTD. Le professeur devrait donc tomber sous le coup de ce texte et également recevoir un démérite de la part de ses supérieurs. Il est à noter qu’il n’existe pas de loi légiférant le délit de racisme à Taiwan.

L’association « TransAsia Sisters Association Taiwan » (TASAT) qui oeuvre pour aider les ressortissants des pays d’Asie vivant à Taiwan et mariés à des taiwanais, indique que l’amende et le démérite ne sont pas suffisant. L’association demande à ce que le professeur ne puisse plus exercer, son comportement n’étant pas adéquate à sa mission éducative. Ils ont lancé une pétition pour demander de plus fortes conséquences à cet acte de racisme.

La secrétaire de TASAT, Yadrung Chiou (邱雅青) originaire de Thailande, affirme se sentir très mal à l’aise après avoir entendu cette affaire.

“C’est une humiliation, non seulement pour l’élève et sa mère, mais aussi pour tous les immigrants et leurs enfants »,
ajoute-t-elle.

Tseng Chao-yuan (曾昭媛), secrétaire de la « Awakening Foundation », dit que ce cas n’est que le sommet de l’iceberg.

« Les taiwanais en général ne sont pas préparés à la diversité ethnique et les professeurs d’école ne sont pas formés à enseigner le respect des diversités. »

Tseng ajoute que, si les questions d’immigration sont traitées dans les livres scolaires, « les immigrants sont souvent décrits comme la source des problèmes sociaux. Les manuels n’enseignent pas comment apprécier les différentes cultures apportées par les immigrants et leurs contributions à la société. »

Hu Ching-fu (胡景富) Directeur-Général Adjoint au NIA (National Immigration Agency) a accepté la pétition initiée par TASAT et indique que la commission va lancer une enquête. Les résultats seront connus d’ici 3 mois.

Sur les 420 000 nouveaux immigrants à Taiwan, 26 000 sont des épouses d’origine indonésienne.

Source: http://www.taipeitimes.com/News/taiwan/archives/2010/01/14/2003463401

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1 COMMENT

  1. Pendant 40 ans, les taiwanais de souche Han (taiwanais depuis des generations, en provenance du Fujian, ou bien « mainlanders » ) ont meprise , humilie et tenu a l’ecart les aborigenes.

    Rien d’etonnant a voir revenir les vieux demons.
    Les taiwanais haissent aussi les mainlanders, et meprisent les Hakkah.
    Malgre tous les efforts du governement, le racisme ressortira toujours.

    D’ailleurs, le phenomene est aussi vrai en Chine populaire: on fait la promotion des cultures des minorites a la TV, partout…mais demandez a un habitant de Shanghai son avis sur les gens du Xinjiang….!!!

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