Ils n’ont pas choisi les trottoirs de Manille

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Dans des conditions effroyables, des milliers d’enfants vivent dans la misère des rues de Manille, aux Philippines. Depuis vingt ans, Dominique Lemay et l’association Virlanie partagent leur vie, les aident à recouvrer une dignité bafouée et à se réinsérer dans la société. Un témoignage bouleversant.

Dominique Lemay n’aime pas parler de lui. Sa vie débute auprès des plus pauvres dans le Nord et à Paris, avec le Secours catholique, comme travailleur social. Ensuite, délégué permanent de Caritas pendant 11 ans, il se rend aux Philippines en 1987. Révolté par le drame des enfants des rues, il décide de rester à Manille et de les aider à sortir d’une misère inhumaine.

Il fonde d’abord l’association Masigla, puis en 1992 la fondation Virlanie. Depuis vingt ans, il ne cesse d’aller à la rencontre de ces gamins livrés à la prostitution, qui respirent de la colle pour oublier leur faim ou restent enfermés derrière les barreaux. Douze maisons à l’atmosphère familiale existent aujourd’hui, accueillant 300 enfants et jeunes de 0 à 22 ans, dont des adolescentes devenues mères, des enfants handicapés mentaux abandonnés dans la rue…

Cette oeuvre, Dominique Lemay ne la réalise pas seul : 130 collaborateurs philippins et une trentaine de volontaires travaillent sans relâche. Un vaste réseau de solidarité dans le monde, rassemblant anonymes et personnalités, dont la princesse Caroline de Monaco, soutient également la Fondation. Ami et proche de soeur Emmanuelle, Dominique Lemay reçut comme un cadeau la préface de cet ouvrage qu’elle rédigea peu de temps avant sa mort.

Aujourd’hui, pour la première fois, il accepte de se livrer, de partager ses convictions et ses raisons d’agir. Un livre pour dire ce qui fait l’essentiel de l’engagement d’une existence.

L’auteur

Dominique Lemay est né en 1950 dans le Nord de la France. Virlanie, l’association qu’il fonde en 1992, est la plus importante fondation philippine en faveur des enfants des rues. Distingué par le Prix des Droits de l’Homme de la République française en 2001, il a été élu « homme de l’année 2008 » par le magazine People Asia à Manille.

Christophe Henning connaît Dominique Lemay depuis longtemps. Journaliste à Panorama (Bayard Presse), il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment « Vivre malgré tout » avec Blandine Leurent (Presses de la Renaissance, 2007)
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« Ils n’ont pas choisi les trottoirs de Manille »

Dominique Lemay et Christophe Henning

• 196 pages
• 131 × 201
• Hors texte 8 pages couleurs

Pour commander:

Le site de la Fondation: http://virlanie.org/

Ils nont pas choisi les trottoirs de Manille

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Sur le même sujet, Yves Aillerie, bénévole à Virlanie, a écrit le fabuleux livre « Il y a des fleurs blanches »: Manille, étés 2004-2005, Journal d’un bénévole à Virlanie . A se procurer sur Amazon ou la Fnac.

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NDA: Je soutiens la Fondation Virlanie depuis 1999, lors d’un premier séjour à Manille et ma rencontre avec Dominique Lemay. Très vite, j’ai accroché avec le projet de l’association, les enfants, le staff, les volontaires. Rencontrez Virlanie et les enfants des rues, rendez-vous sur le site Internet de la Fondation. Yuande

La fondation Virlanie est l’une des plus importantes institutions oeuvrant pour les enfants des rues à Manille, aux Philippines.

C’est une Organisation Non-Gouvernementale (ONG) oeuvrant pour les enfants des rues. L’organisation accompagne et prend soin des enfants les plus démunis notamment ceux qui nécessitent une aide particulière : abandonnés, exploités, négligés, souffrant d’abus sexuels, d’addiction à la drogue ou atteints de handicaps physique ou mental.

Près de 200 personnes salariés et volontaires, soutenus par un réseau de donateurs et sponsors, ont marqué la vie de 1 200 enfants en 2009.Virlanie veut faire plus en 2010.
Fondée par un travailleur social français, Dominique Lemay, la Fondation va fêter son dix-huitième anniversaire cette année. Pendant ces dix-huit années, Virlanie a aidé 11 000 enfants à devenir des adultes responsables et autonomes.

Quand Dominique Lemay crée Virlanie en 1992, la Fondation ne compte encore que deux maisons et un programme d’aide dans les bidonvilles. Rapidement, de nouvelles résidences d’accueil voient le jour, certaines réservées à une population spécifique (filles ayant subi des abus : Elizabeth Home ; enfants ayant des besoins particuliers : Maison Aime ; jeunes mamans : Maison Mère et enfant).

Par ailleurs, de nouveaux programmes supports sont lancés, notamment le Centre de Création et de Développement Sibuhi en 1997, le Bureau des Droits de l’Enfant, ainsi que le programme des Jeunes Adultes qui prépare les enfants les plus âgés à rentrer dans la vie active au niveau professionnel et personnel.

Le programme de regroupement familial a commencé en 2001, le centre d’Apprentissage Magellan en 2004. Ils sont suivis de près par la création de Patricia Half Way Home et du Centre d’Accueil de Jour (ODC). Au cours des dernières années, Virlanie s’est encore développé en créant un programme résidentiel destiné aux enfants incarcérés.

Virlanie accueille les enfants des rues, du Reception and Action Center de Manille (RAC), les enfants envoyés par d’autres institutions et les enfants incarcérés.

Notre vision: Offrir aux enfants l’espoir d’un avenir meilleur.

Notre mission: Accompagner et prendre soin des enfants les plus démunis notamment ceux qui nécessitent une protection particulière.

Notre objectif: responsabiliser les enfants, les rendre plus autonomes afin d’assurer leur réintégration dans une « vie normale ».

La fondation Virlanie abrite, nourrit et éduque des enfants des rues dans 12 maisons d’accueil. 13 programmes contribuent au développement personnel des enfants, visent à réduire la pauvreté dans les bidonvilles et les accompagnent vers une vie stable.

La fondation donne la chance aux enfants d’étudier; essaye de réunir les enfants avec leurs familles (s’ils sont capables de prendre en charge les enfants) ; donne aux enfants un soutien médical et psychologique et une assistance juridique s’ils en ont besoin.

La fondation n’a pas de centre – c’est une maison où l’atmosphère est celle d’une famille.

Chaque maison a un papa, une maman, des oncles et tantes qui donnent de l’amour et prennent soin des enfants : Ils les guident, les élèvent, ils surveillent leur développement pour en faire des adultes autonomes et responsables. Ils agissent comme des parents le feraient : Virlanie est vraiment une grande famille.

Même si améliorer les vies des enfants des rues aux Philippines est la priorité de Virlanie, les familles qui prennent en charge les enfants ont besoin d’aide. La fondation a alors commencé à mettre en place des programmes pour les jeunes mères célibataires. La plupart d’entre elles n’ayant pas de soutien familial et ne sachant pas comment élever leurs enfants toutes seules. Un autre programme de Virlanie cherche à responsabiliser les familles afin qu’elles deviennent autonomes.

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