Le DPP lance sa campagne de collecte de signatures pour un référendum

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Le DPP lance sa campagne de collecte de signatures pour le référendum sur l’accord économique avec la Chine

Cent mille signatures, c’est ce que doit rassembler le Parti démocrate-progressiste (DPP) pour obtenir l’organisation d’un référendum d’initiative populaire sur l’accord économique que le gouvernement souhaite signer avec la Chine. La campagne de collecte a débuté aujourd’hui.

« Nous avons pour objectif de rassembler 100 000 signatures et en plus de ces 100 000 signatures, ces personnes travailleront à convaincre 10 personnes de donner leur soutien à la proposition de référendum, ce qui devrait permettre de rassembler un million de personnes », a déclaré aujourd’hui Tsai Ing-wen, la présidente du DPP.

Les 100 000 signatures devront ensuite être envoyées à la Commission centrale des élections. Selon la Loi sur le référendum, 0,5% du corps électoral, soit environ 80 000 personnes, doivent pétitionner pour soumettre la proposition à la Commission centrale des élections. Une seconde phase consiste ensuite à rassembler un nombre de signatures équivalent à 5% du corps électoral, soit environ 800 000 électeurs, pour que l’organisation de la consultation au niveau national soit possible.

« Nous sommes conscients que cette loi sur le référendum est biaisée, avec des conditions trop strictes. Un million de signatures, c’est un défi réel pour le parti, néanmoins, nous voulons dire au public que grâce à cette campagne, nous aurons une véritable arme pour nous opposer au Kuomintang et au gouvernement. Les gens ont le droit de décider des politiques qui engagent l’avenir de la nation. Même si nous n’arrivons pas à en rassembler autant, ceux qui auront signé représentent le pouvoir du peuple, a poursuivi Tsai Ing-wen. Nous souhaitons établir un précédent selon lequel chaque grand dossier de politique nationale doit être décidé à travers une procédure référendaire, particulièrement dans le cadre des relations entre les deux rives du Détroit, source de confrontation, de controverse et d’anxiété au sein de la société. »

Ma Ying-jeou, le chef de l’Etat, a toutefois écarté la perspective de la tenue d’un référendum sur l’accord économique avec la Chine, estimant qu’il n’y avait rien de politique dans ce dossier.

Avec l’aimable participation de Taiwan Info

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