Thaïlande : des touristes français bloqués témoignent

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Jeudi 4 décembre: Certains attendent depuis près d’une semaine. Face à l’impossibilité de rentrer chez eux, des touristes francophones prennent la parole.« Si l’on n’avait pas lu les journaux, on n’aurait même pas su ce qui se passait dans le pays! », s’étonne une touriste française. Voilà qui en dit long sur l’ambiance dans la capitale thaïlandaise pendant les affrontements politiques de la semaine dernière.

Dans un célèbre bar du quartier de Sukhumvit, un groupe de jeunes Français attablés parlent de leur aventure:« Je trouve que les médias exagèrent un peu. Personnellement, je n’ai pas remarqué de véritable tension au sein de la population», déclare Thomas 26 ans. « Qu’ils continuent à bloquer les aéroports,se réjouit un Français sur le perron de l’ambassade, je suis ravi d’avoir des jours de vacances supplémentaires.»

Un « routard » avisé n’est pourtant pas du même avis : « C’est dur d’en profiter quand on est dans l’attente et dans l’incertitude permanente, même dans un pays de rêve! » La faute est largement rejetée sur les compagnies aériennes dont le manque d’assistance est souvent dénoncé. « Les numéros d’urgence fournis renvoient presque systématiquement sur une messagerie, s’indigne une passagère suisse, le personnel des compagnies est totalement débordé. Il est très dur d’obtenir une information valable! »

La gronde envers l’Ambassade de France semble s’être un peu apaisé (cf. www.gavroche-thailande.com/actualites) : « Je suis très content de la manière dont j’ai été assisté, témoigne un jeune homme bloqué depuis quatre jours. Ils ont été très efficaces ».

Face à l’apathie des compagnies aériennes, les tours opérateurs et les agences ont pris des mesures exceptionnelles. Eric Menet, directeur d’Editours raconte :« Certains de nos groupes devaient repartir par la Thaïlande après une visite de toute la péninsule. Bloqués au Cambodge, nous les avons rapatriés par bus jusqu’à U-Tapao. » Le départ des Français continue aujourd’hui paisiblement depuis la remise en marche, hier, des deux aéroports fermés de la capitale.

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