Formose, des Batailles Presque Oubliées

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Titre Formose, des Batailles Presque Oubliées
Date de parution 2002
Auteur Christophe Rouil
Editeur Le Pigeonnier
Format 1 x 15 x 21
Illustration Couleur
Pages 191
Prix 600NTD au Pigeonnier, 12,34euros sur Amazon
ISBN 9578820054

Note de l’éditeur

L’intervention française à Formose (Taiwan) est à replacer dans le contexte de la conquête de l’Indochine par la France sous la Troisième République. C’est l’époque où la France pouvait faire plier la Chine dans une campagne de quelques mois menée a des milliers de kilomètres de ses bases. Venus pour protéger les commerçants et les missionnaires sous Napoléon III, les soldats et les administrateurs ne sont plus repartis : après la Cochinchine vient l’Annam puis le Tonkin. Devant le refus de la Chine, puissance suzeraine du Vietnam, de reconnaitre le traite du 25 aout 1883, qui octroyait la province à la France, la guerre éclate en mai 1884. Les combats se déroulent sur la frontière, mais aussi au-delà. C’est ainsi que l’amiral Courbet détruit la flotte chinoise et l’arsenal de Fou-Tcheou. Les Français décident ensuite de prendre en gage un port stratégique pour obliger la Chine a céder. Ils jettent leur dévolu sur le nord de Formose, avec Keelung et ses charbonnages (juin 1884).

Cette affaire constitue donc une illustration typique de la ‘politique de la canonnière’. Apres un débarquement en force le 5 août 1884, les Français occupent les forts qui défendent la ville avant d’être contraints à une éprouvante guerre de positions, car les Chinois défendent avec acharnement leur territoire envahi. Les soldats, pris dans la mousson, sont notamment victimes des fièvres et du cholera. Apres l’occupation des iles Pescadores, la Chine laisse les mains libres à la France, au Tonkin, par le traite de Tien-Sin du 8 juin 1885. La partie la plus novatrice de l’ouvrage concerne les traces de cette éphémère occupation.

Le gouvernement chinois s’était engagé à respecter les monuments élevés par les Français, politique que le Japon, nouvelle puissance tutélaire a partir de 1895, poursuit jusqu’a la Seconde Guerre mondiale. En 1909, la France acquiert un terrain pour y réunir les tombes de ses soldats à Keelung et un autre à Makung (Pescadores). Une rénovation complète de ces sites a lieu en 1953. Les cendres de l’amiral Courbet, décédé au cours de la campagne, sont rapatriées, tandis que l’ensemble des corps sont rassemblés a Keelung, malgré la répugnance des ouvriers chinois à ouvrir les tombes de peur de déranger les esprits.

La nécropole est toujours parfaitement entretenue aujourd’hui. On appréciera aussi les nombreuses gravures et photographies d’époque. Le lecteur est saisi par la nostalgie des romans d’aventure à la vue de ces pagodes, ces jonques, ces Chinois avec des nattes, typiques à souhait. Combien ont-ils du exciter l’imagination de nos grand-pères !

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